La Prise de Parole en Public : L’authenticité passe par les faits, mêmes désagréables !

Nous voulons être en bonne santé mais nous détestons faire des tests médicaux, notamment lorsque l’on ne sait pas exactement ce que l’on a.

On a peur de lire des résultats qui pourraient nous mettre face à une réalité désagréable.

A un niveau global, il est impossible d’entendre pour certaines personnes que la planète se réchauffe. Même confronté à des chiffres et des faits, l’esprit de certains lutte : « Mais non, ce n’est pas si grave. Je n’y crois pas. »

La confrontation a une réalité factuelle est vexante et ne nous dit pas toujours ce que l’on veut entendre. Elle casse les rêves et l’insouciance. Elle nous met face à nos responsabilités.

Si vous consultez le site gapminder.org, fondation créée par le médecin Hans Rolling, vous pourrez vous confronter à certaines réalités, basées sur des chiffres établis par l’ONU, qui même lorsqu’elles sont positives, ne peuvent être entendues ou acceptées par certains humains.

Vous y apprendrez par exemple que le progrès social dans le monde n’a jamais été aussi avancé et que la condition des femmes n’a jamais été aussi favorisée dans toute l’histoire de l’humanité.

Certaines personnes vont hurler en entendant cela.

Et pourtant cela est vrai.

Certes la condition des femmes doit être améliorée car il y a énormément d’inégalités et de maltraitances encore présentes dans nos sociétés. Du point de vue social, il y a encore énormément de misère dans le monde et les inégalités sont encore bien trop présentes.

Ceci étant, relativement aux 2500 ans qui viennent de passer, la condition humaine ne s’est jamais aussi bien portée.

Ce n’est pas une croyance.

C’est juste un fait.

Mais pourquoi pense-t’on différemment ?

Pourquoi luttons-nous avec cette idée plutôt positive ?

Parce que nous sommes assénés quotidiennement de messages médiatiques qui nous invitent à croire le contraire : la planète va mal, l’humanité sombre et il est urgent de faire quelque chose. Tous les jours, toutes les heures nous sommes placés dans un état d’urgence émotionnel pour trouver une solution à tous les problèmes.

Les faits sont présentés dans l’absolu, et non plus relativement à notre histoire.

On nous invite à croire que rien ne va d’heure en heure alors que globalement l’humanité progresse, mais par étapes. De minuscules étapes. Le progrès social avance par petites touches, année après année. C’est ainsi que s’est construite notre civilisation. Il n’y aura pas de méga Big-Bang qui transformera la société en un claquement de doigts.

On préfère rêver d’une transformation colossale, idéalisée, plutôt que d’observer un fait aussi minime soit-il.

C’est vrai que présenter des faits, n’attire pas toujours la popularité que l’on espère.

Beaucoup de gens s’expriment de nos jours mais souvent pour dire ce que la majorité veut entendre. Le public ne veut pas trop être brusqué. Cela tombe bien car l’orateur ne veut pas brusquer, car il veut être aimé.

Alors l’orateur ne dira pas la vérité, et le public fera semblant de l’avoir entendue.

C’est une forme de contrat tacite hypocrite : je ne te dérange pas sous ta couette bien chaude, en échange tu m’applaudis largement pour me faire du bien.

Prendre la parole en public en appuyant nos propos sur des faits, et pas uniquement sur des voeux pieux ou de bonnes intentions, apportera toujours de l’authenticité à notre prestation.

Cela provoquera aussi de vives réactions, et ce ne sera pas vraiment agréable. Mais c’est le prix à payer pour avoir le droit de se présenter à visage découvert, face au monde et le secouer avec des choses qu’il ne veut pas entendre.

Au bout d’un moment, il faut savoir ce que l’on veut : on ne peut pas changer les choses sans rien changer.

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